Accompagnement thérapeutique

Thérapie psycho-corporelle du trauma simple et complexe.

Un espace pour retrouver stabilité, clarté et tendresse intérieure.

Il arrive que certaines périodes de la vie deviennent bouleversantes.
Parfois pour des raisons évidentes. Parfois sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

À l’extérieur : ruptures, conflits, pertes, incertitudes.
À l’intérieur : tension, agitation, douleur, confusion… ou au contraire une sensation de vide.

Le corps reste en alerte, l’esprit s’emballe ou se brouille.
Et tenir bon, simplement parce qu’il le faut, ne suffit plus toujours.

La thérapie que je propose s’adresse à ces moments de passage. Lorsque l’on sent qu’un espace de soutien, de compréhension et de présence pourrait aider à retrouver un peu de stabilité et de calme intérieur.

Mon approche

Je ne travaille pas à partir d’un protocole standardisé.
Chaque personne arrive avec une histoire singulière et une manière unique d’avoir appris à se protéger et à tenir debout.

Plutôt que de corriger un symptôme, nous cherchons à comprendre dans quel système il a pris sens. Souvent, ce qui semblait être un problème apparaît alors comme une ancienne stratégie de survie. Ce changement de regard transforme profondément la thérapie. Il ne s’agit plus de corriger une anomalie, mais de rendre visibles les liens et les loyautés invisibles utiles à un moment, pour pouvoir se repositionner et récupérer sa liberté.

Le corps occupe une place centrale, c’est un partenaire du processus thérapeutique. Il porte les traces des expériences traversées : tensions, rythmes respiratoires, zones d’engourdissement ou d’hyper-vigilance. Le cœur du travail consiste souvent à remettre en mouvement ce qui s’est figé. Non pas juste en parlant du passé, mais en permettant qu’une expérience différente se vive dans l’instant de la séance. Une respiration qui s’approfondit, une émotion qui traverse sans submerger, une tension qui se relâche, une posture qui change.

Peu à peu, la capacité à ressentir sans être débordé se restaure, et une forme de solidité intérieure réapparaît. Non pas en se raidissant, mais en laissant la Vie circuler à nouveau à travers nous.

Un livre pour comprendre comment fonctionne notre sécurité intérieure

J’ai formalisé mon approche à travers une métaphore de notre système nerveux. En imaginant un petit Suricate intérieur dont la mission est de nous alerter des dangers potentiels, il est possible de comprendre simplement la mécanique à l’oeuvre dans notre système corps-esprit. Une émotion est donc vue comme un message précieux que le Suricate essaye de nous faire passer, et si nous apprenons à déchiffrer ce code qui passe avant tout par le corps, alors nous pouvons naviguer à travers le chemin de la Vie avec beaucoup plus d’aisance, de stabilité, de confiance et de joie.

J’ai collaboré avec mon ami Pablo Servigne pour coupler cette compréhension de l’humain à une vision politique et écologique des effondrements en cours sur la Planète Terre.

Nous avons témoigné de notre histoire personnelle, proposé des schémas simples pour naviguer plus aisément dans ce sujet complexe, et présenté une méthode concrète - issue de ma recherche Self Collective - pour apprivoiser le Suricate (=réguler le système nerveux).

Les retours de mes patients et collègues psychiatres et psychothérapeutes sont très positifs. Ce livre est d’une grande aide pour comprendre ce qui se passe en nous, notamment à travers les traumatismes, ce qui est une étape souvent très rassurante dans le processus thérapeutique.

Le Pouvoir du Suricate, version poche

Ma formation

Ma pratique thérapeutique s’appuie sur une formation approfondie et continue, notamment :

- La TLMR (Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels) à l’Institut Mimethys : 3 années sur l'accompagnement en thérapie individuelle + 1 année de TLMR "couple et famille"
- La Thérapie Sensorimotrice – année 1
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Le Diplôme Universitaire Médecine, Méditation et Neurosciences – Université de Strasbourg
- Diplôme de praticien en hypnose clinique, et Thérapie d’Activation de Conscience (TAC) – Hypnodyssey (Jean Becchio)
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Teacher training du modèle MSC – Mindful Self-Compassion de Kristin Neff
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La CNV (Communication Non Violente) auprès de Thomas D’ansembourg
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À cela s’ajoute un parcours initial d’ingénieur et une pratique approfondie des arts martiaux, qui nourrissent une approche à la fois rigoureuse, incarnée et pragmatique.

La TLMR

La Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) est une approche thérapeutique relationnelle qui s’intéresse à la manière dont les mondes relationnels influencent les trajectoires de vie, les expériences traumatiques et les possibilités de transformation.

Elle part d’une observation simple : un enfant malmené ne souffre pas seul. Il souffre dans un monde - un réseau de relations, de règles non dites, de loyautés impossibles, de silences transmis de génération en génération. Ce n’est pas l’enfant qui est cassé. C’est le monde autour de lui qui s’est figé.

La TLMR appelle ces configurations des mondes relationnels. Et elle pose que le travail thérapeutique consiste à remettre en mouvement ce qui s’est figé dans ces mondes - non pas en réparant l’individu, mais en transformant la qualité des liens. Le symptôme n’est jamais seul, il porte un monde.

Ce qui distingue la TLMR : la relation vient en premier

Nous pensons généralement que les individus existent d’abord, puis entrent en relation ensuite. Comme des billes de billard qui se rencontrent sur un tapis.

La TLMR renverse cette image. Pensez à un nouveau-né. Il ne se constitue pas d’abord comme individu pour entrer ensuite en relation avec sa mère. C’est au contraire dans la relation — le portage, la voix, l’accordage des rythmes — que quelque chose comme un « soi » commence à émerger. La relation n’est pas un pont entre deux rives déjà là. Elle est le sol à partir duquel les rives se forment. Ce renversement change tout pour la clinique : si la souffrance naît dans les liens, c’est aussi dans les liens qu’elle peut se transformer.

Les mondes traumatiques : comment la souffrance s’organise

La TLMR a observé que la souffrance traumatique n’est pas un chaos. Elle s’organise selon des configurations précises — des pièges relationnels qui se verrouillent les uns les autres et qui se reproduisent à différentes échelles. Cinq configurations ont été identifiées (voir ci-dessous).

  • Tout commence par une situation impossible : être maltraité par celui dont on dépend pour survivre. L’enfant ne peut ni fuir (il dépend du lien) ni rester (le lien le détruit). Il ne peut même pas nommer ce qui lui arrive.
    Ce qui s’effondre, ce n’est pas seulement la sécurité — c’est la possibilité même de donner un sens à l’expérience.

  • L’enfant apprend que son élansa volonté, son désir, son mouvement vers l’autreproduit de la destruction.
    Alors il s’enferme, ou il erre dans des actes déconnectés de toute intention. Comme si chaque geste risquait de faire du mal.

  • Si on m’exclut, c’est que quelque chose en moi est fondamentalement mauvais. Cette conviction n’est pas une penséec’est une expérience corporelle : un effondrement dans la poitrine, un regard qui se détourne, une impossibilité de se tenir droit devant l’autre.
    Tout confirme la faute
    : la méfiance des autres, le rejet, et surtout cette certitude inscrite dans le corps.

  • Dans un monde traumatique, les places se figent : il y a la victime, le persécuteur, le sauveur.
    Et ces rôles ne sont pas seulement subis — ils sont endossés, parce qu’ils donnent une place. Même une place douloureuse vaut mieux que l’absence de place.
    Mais ces rôles empêchent la fluidité : la possibilité d’être tour à tour fragile et fort, demandeur et soutien, celui qui suit et celui qui guide.

  • Face à l’intolérable, le corps a ses propres réponses : se couper de ce qu’on ressent, lutter, fuir, ou se figer.

    Ces réponses sauvent la vie sur le moment. Mais elles deviennent des prisons quand elles persistent bien après le danger — quand se couper de ses émotions, ou combattre en permanence, ou éviter tout ce qui rappelle le trauma, devient la seule façon d’être au monde.​

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